Actualité d’Orphée

Aux confins de la légende, du mythe et de l’histoire, la figure d’Orphée a nourri la pensée occidentale. Tantôt interprétée à la lumière de la tradition chamanique tantôt précepte de la philosophie platonicienne, Orphée donne un éclairage important sur la nature humaine : l’Homme, corps et âme, « fils de la Terre et du ciel étoilé » est dans une incessante quête ascensionnelle. Il lui faut échapper au corps (monde sensible), quitter son enveloppe charnelle pour accéder au monde de l’intelligible, fuir le temps pour l’éternité. Cette tentative de rationalisation du mythe orphique est à l’origine de la théorie de l’immortalité de l’âme chère à Platon.

Mais comment interpréter ce mythe au XXIème siècle, existe-t-il une actualité d’Orphée ?

Conférence de Patrice Cambronne

Atomes ou hylémorphisme

Que l’on projette la fonction d’une machine macroscopique sur une seule molécule, qu’à l’inverse on cherche le nombre d’atomes juste nécessaire à la construction d’une machine, comment représenter une molécule-machine dont la taille est en général de quelques nanomètres? Certains font disparaître les atomes. Ils montrent des machines nanométriques aux parois lisses nous renvoyant à l’Hylémorphisme d’Aristote. D’autres les dessinent avec leur squelette de liaisons chimiques. Ils espèrent alors observer les atomes de ces molécule-machines un par un lors du fonctionnement de la machine. Comment donc présenter nos molécule-machines ?

conférence de Christian Joachim.

Dürer, Schiller, Heidegger : L’oeuvre d’art, la chose, le monde

Sur cet autre version de la pro-duction (Hervor-bringen) et de la monstration (« épiphanie »), nous suivrons, à partir d’un séminaire (1936-1937) pour étudiants débutants consacré à Schiller (Les lettres sur l’éducation du genre humain), le statut ontologique de l’œuvre d’art, comme ouverture au monde et possible reconquête des choses appréhendées dans leur singularité et leur heccéité (haecceitas).

Conférence de J-F. Courtine.

Courtine