Category Archives: Philosophie

Pourquoi des images ?

ENS_Wolf

Exposé de Francis Wolff dans le cadre des Lundis de la Philosophie 2016-2017, pour la dernière séance de l’année universitaire.

“Il y a mille usages humains des images. Et elles ont mille effets sur les êtres humains. Mais pourquoi faut-il qu’il y ait pour eux des images ?
C’est la question que nous poserons, après avoir défini l’image comme la propriété intrinsèque que possède une chose visible et présente de faire voir nécessairement et extrinsèquement une chose absente.
Nous dégagerons trois niveaux d’absence, correspondant à trois types d’image et à trois degrés de représentation : le lointain (l’image annule l’espace), le passé (l’image annule le temps), l’en-soi (l’image le représente pour nous). Nous mettrons ces deux dernières capacités en relation avec l’homo religiosus, un être capable de créer des images des morts et des êtres invisibles et d’attribuer aux représentés eux-mêmes la paternité des représentations (spectres, ou images sacrées) : c’est ce ce que nous appellerons « l’illusion imaginaire » de la « transparence de l’image », dont nous tenterons de repérer les effets jusque dans les images quotidiennes. Reste le premier degré et plus généralement la capacité humaine à la représentation imagée. Nous la mettrons en relation avec l’homo metaphysicus, un être capable de rendre visible un monde fait d’une infinité d’essences immuables, comme par un langage fait d’une infinité de noms propres.”

La rhétorique dans l’histoire, d’Aristote à Perelman. Le renouveau contemporain de la rhétorique

Michel MeyerProfesseur à l’Université Libre de Bruxelles (Belgique)

Trois grands moments marquent la rhétorique dès ses origines. Le moment platonicien qui insiste sur le rôle de l’auditoire (manipulation des esprits) ; le moment aristotélicienqui met l’accent sur le raisonnement et le langage ; le moment cicéronien qui fait partir l’usage rhétorique dans la crédibilité et la vertu de l’orateur, (souvent liée, pour les Romains, à sa place dans la hiérarchie sociale). Respectivement, ces trois dimensions ont défini à jamais le rôle du pathos, du logos et de l’ethos en rhétorique. Comment définir celle-ci aujourd’hui pour inclure tous ces points de vue ? C’est là le rôle (et l’attrait) d’une approche centrée sur les questions à affronter comme mesure de la distance entre les individus. La rhétorique a pour objet de la négocier. L’aspect unificateur du questionnement permet de structurer le pathos, le logos et l’ethos, c’est-à-dire autrui, le monde et le soi, au sein d’une conception qui intègre toutes les définitions de la rhétorique données par le passé.

Samuel Scheffler: “Why Worry about Future Generations?”

The things we do today may make life worse for future generations. But why should we care what happens to people who won’t be born until after all of us are gone? Why should we care whether there are any people who are born after all of us are gone?

Samuel Scheffler, Professor of Philosophy at New York University, will discuss how we are more invested in the fate of our descendants than we may realize, and that we have more reasons to care about what happens to them than we commonly acknowledge.

“Amour, Poésie, Sagesse”

Le philosophe et sociologue Edgar Morin était l’invité de l’Université permanente de l’Université de Nantes, jeudi 12 décembre 2013, pour une conférence intitulée « Amour, poésie, sagesse », titre éponyme de l’un de ses ouvrages. L’occasion pour l’un des plus grands penseurs contemporains de nous livrer sa vision de l’amour.

Ainsi parlait Alain

Emission consacrée au philosophe ALAIN, avec les témoignages de :
– Julien CAIN, élève d’Alain au Lycée Condorcet en 1903 (archives);
– André MAUROIS, élève d’Alain à Rouen (archives);
– Jean MISTLER, élève d’Alain à Henri-IV (archives);
– Jean PAULHAN (archives) ;
– Raymond BARBIER (archives) ;
– Henri MASSIS, élève d’Alain à Condorcet en 1903 (archives);
– Florence KHODOSS, élève d’ALAIN en 1934, agrégée de philosophie, sur ses souvenirs d’Alain, son enseignement, sa pensée, ses écrits, ses “Propos” parus dans la presse, son pacifisme ;
– Jacques MUGLIONI, inspecteur général de philosophie, sur l’influence d’Alain sur les élèves de terminale, sur l’enseignement de la philosophie ;
– Philippe PATRAULT, professeur de philosophie, explicite la formule d’Alain “obéir sans respecter” et la remet en question.